Les treize colonies américaines furent peuplées principalement d'anglais qui repoussèrent d'autre nations européennes pour l'appropriation de ces terres. Mais il n'était pas dit que ces nouveaux colons, qui étaient bien éloignés de la métropole et du roi, continueraient à se sentir anglais. C'est ainsi que des mouvements de rébellion se firent sentir à partir de la fin des années 1760. En effet, en 1767, la Townshend Act instaura une taxe sur les produits importés dans les colonies. Étant donné que les produits touchés ne provenaient pas de Grande Bretagne, elle provoqua la réprobation des colons américains.

C'est pendant l'été 1768 que le sloop de John Hancock fut réquisitionné par les soldats britanniques, car accusé de violer les règlements du commerce. La foule prit rapidement à partie les soldats et des troupes furent envoyées en renfort de Grande Bretagne pour maintenir le calme dans la ville de Boston. La tension resta vive et les produits de Grande Bretagne boycottés. Londres retira finalement ses taxes.

Cependant, les incidents contre les soldats britanniques se multiplièrent et les rebelles, surnommées Fils de la Liberté, furent de plus en plus nombreux.

2666578

 

Le 22 février 1770, Ebenezer Richardson, un commerçant qui se sent menacé par les tensions, tire et et tue le jeune Christopher Seider, un adolescent. Son assassinat et ses funérailles sont propices à des tensions et des mouvements de propagande. Cet ensemble mène au massacre de Boston à proprement dit. Des manifestations ont lieu et le 5 mars 1770, les soldats britanniques, sur King Street, tirent sur la foule. Cinq personnes trouvent la mort avec parmi elle un matelot et deux apprentis. 

Paul Revere réalise des gravures du massacres, créant ainsi de la propagande anti soldats britanniques, en exagérant les faits. La tension s'empirant, le surlendemain, les soldats royalistes sont transférés hors du centre ville vers le fort de Castle Island.

Le capitaine Thomas Preston et ses hommes, responsables du massacre, sont jugés puis acquittés. Ils furent défendus pas John Adams (qui deviendra plus tard le deuxième président des Etats Unis). L'issue du procès marque pour longtemps chez les colons américains le signe de la tyrannie britannique. 

Le massacre est aujourd'hui considéré comme étant l'un des évènements déclencheur de la Révolution Américaine.