Autre marathon finit, Salem saison 2 fut plutôt épique. Cela faisait un moment que j'attendais de la regarder. Heureusement je n'ai quasiment pas été déçue. Mais avant de vous en dire plus, j'aimerais signaler que c'est une série qui n'a encore jamais été diffusée en France, ni dans aucun pays francophone. De plus, les DVD restent zone 1, c'est à dire pour les Etats Unis. Puisque la série parle de puritanisme, j'estime qu'il est normal d'aborder ce sujet par le puritanisme européen, plus particulièrement français, qui censure d'excellentes séries (qui ne sont que des séries je le rappelle!) pour ne pas déplaire à la bienséance.... Bref, ça ne changera jamais...

Saleù

La saison 1 s'était faite en intensité, avec de nombreuses questions sans réponses. C'est aujourd'hui chose faite. J'avoue que c'est assez court à regarder, il n'y a que 13 épisodes. Ça peut donc être plaisant mais aussi frustrant et énervant. Il n'y a pas de temporalité définie, mais on peut légitimement supposer que la saison 2 reprend environ 2 à 3 semaines après les évènements de fin de saison 1. Mary Sibley poursuit la mise en oeuvre de son grand rite. Elle s'adapte également à sa nouvelle condition de mère. De son côté, John Alden est toujours dans la tribu indienne qui l'a recueillit et soigné. John est devenu amère suite à la découverte de Mary étant une sorcière. Il demande à ce que son âme soit liée au Grand Esprit afin de pouvoir devenir un chasseur de sorcières.

Cotton est en exil à Boston, endroit où il fait la connaissance de la comtesse Margburg. Anne Hale quand à elle est toujours sous le choc d'avoir tué ses parents et appris qu'elle était une sorcière. Enfin, entre Mary et Mercy, la guerre est déclarée...

Mais à Salem, les apparences sont factices et les pièges nombreux. La guerre des sorcières peut alors commencer....

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Bon, comme toujours je reste très succincte mais je n'ai pas forcément envie de spolier la saison, il faut vraiment la découvrir (en plus, vous vous mettrez à l'anglais comme ça!). D'un point de vue global, cette saison est bien meilleure que la première. Visuellement, l'ambiance glauque et froide se fait beaucoup ressentir, ce qui contribue à l'idée de malaise, instauré par les sorcières à Salem.

Ensuite, le scénario devient plus étoffé et les scénariste savent où ils vont. Pas de tâtonnement, pas d'hésitation. L'histoire devient plus complexe également. Loin de la traditionnelle bataille humains-sorcières, cette fois-ci les sorcières s'écharpent entre elles et les humains sont les laissés pour compte, se contentant la majeure partie de la saison d'être soit torturés, soit de mourir de la variole. Les seuls échappant à cela sont Cotton, notre cher révérant qui, comme toujours, ne voit pas ce qui l'entoure et le docteur Wainwright dont on ne sait pas d'où il débarque. Enfin, Stuart Townsend est toujours aussi bon et joue son rôle avec conviction.

Malgré tout cela, ce qui s'affirme le plus c'est l'image de la femme. Les sujets abordés avec les droits de la femme, une sorte de féminisme moderne, rafraîchisse le sujet et montre que les femmes peuvent aussi avoir toute leur importance dans une série. Si l'on port en tête des anti-héros, autant montrer l'importance féminine...

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Cette image forte de la femme est emmenée par une Janet Montgomery très convaincante. Mary Sibley s'avère à la fois une femme forte, mais aussi une femme trahie qui n'hésite pas à tout remettre en cause par amour pour son enfant. Lucy Lawless, en comtesse Margburg odieuse et insensible, est vraiment splendide, tout en réussite et en nuance. Elle met tout son talent au service d'un rôle qu'elle interprète à merveille et dynamise la série.

Du côté masculin, c'est plus mitigé. Les hommes ici deviennent odieux (Hawthorne), perdus (Cotton), torturés (Isaac) ou perdent carrément pieds (John Alden). Ce qui m'amène à une grosse critique sur cette saison : où est passé John Alden?? Clairement, il faut attendre l'épisode 9 pour le voir plus de deux minutes par épisode. Sachant que Shane West est quand même numéro 2 au générique, j'estime qu'il a toute son importance.... Et puis un Salem sans John Alden c'est comme un Walking Dead sans Daryl Dixon : IMPOSSIBLE!! Néanmoins, ce peu de temps d'apparition à l'écranmet en avant le talent de l'acteur dont les expressions du visage peuvent passer de la détermination à la folie puis à la tristesse et l'incrédulité rapidement. Bref, j'adore! J'aime moins par contre le personnage d'Anne Halequi devient détestableau fil des épisodes...

Vous l'aurez donc compris, cette saison s'avère être meilleure que la précédente, s'affranchissant des codes et mettant en avant des"héros" non conventionnels. La fin en tension nous laisse dans l'expectative d'une saison 3 haletante, tout aussi bonne espérons le, et avec plus de John Alden...