Dans la catégorie "pépites de la littérature", j'ai nommé Nos faces cachées d'Amy Harmon. Il s'agit d'un best-seller auto-publié dans la catégorie New Adult mais devenu THE phénomène aux Etats Unis, et je l'attendais depuis un sacré moment celui-la! 

C'est aussi la première fois que j'ouvre un livre d'Amy Harmon, celui-ci étant le premier traduit en français, mais elle entre directement dans le top 10 de mes auteurs préférés.

Alors la couverture n'a rien d'extraordinaire, si ce n'est un homme solidement charpenté, pour appâter le lecteur. Mais le réel pouvoir de ce livre c'est ce qu'il y a d'écrit sur les pages.

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L'histoire s'inscrit en deux temps. Nous commençons le livre avec le lycée où sont Fern, Ambrose et Bailey, nos personnages principaux. Ferm est le vilain petit canard mais elle est amoureuse d'Ambrose, le beau lutteur qui ne pose pas les yeux sur elle. Fern aide son cousin Bailey  qui est atteint de la myopathie de Duchenne, affaiblissant peu à peu son corps. Mais Fern continue de réver et quand sa meilleure amie lui demande d'écrire à sa place et en son nom des lettres au bel Ambrose, Fern n'hésite pas un instant. 

Mais Ambrose découvre la vérité et en veux à Fern. Sauf qu'arrive les incidents tragiques du 11 septembre 2001 et les jeunes lycéens sont tous choqués de ce qu'il se passe. Pour Ambrose c'est le déclic, il décide de s'engager dès la fin de l'année scolaire.

Deux ans plus tard, Ambrose revient de la guerre, meurtri et défiguré, avec en lui la culpabilité de la mort de ses amis. S'il se coupe du monde, Fern, aidée de Bailey, ne compte pas le laisser se cacher si facilement.

Nos faces cachées est avant tout une leçon de vie. Cette petite pépite est juste poignante, magique, magnifique. L'histoire d'amour entre Fern et Ambrose n'est pas le point principal du livre. Il est ici question de tolérance, d'acceptation de l'autre malgré ses différences et parfois son étrangeté. C'est aussi l'histoire d'une amitié profonde et de tolérance.

On adore le lien entre Fern et Bailey. Malgré sa maladie, Bailey est quelqu'un qui ne laisse pas sa langue dans sa poche et qui est direct. Il est aussi très attaché à la vie et se moque des différences. C'est le personnage qui nous fait rire, sourire, mais aussi pleurer, parfois malgré lui.

Quand à Ambrose, de "prince charmant" il devient la bête, avec un coeur brisé. On meurt d'envie de le réconforter. Fern quand à elle se transforme en cygne mais garde son caractère droit et authentique.

Malgré une écriture au présent qui peut parfois surprendre, on a du mal à lâcher ce livre qui nous aide à relativiser et qui aborde des sujets sensibles, surtout aux Etats Unis comme l'absurdité de la guerre et ses conséquences sur tout une population. Et comme dirait Bailey : "Les livres te permettent d'être qui tu veux, de ne plus être toi-même pendant un moment."