Le mois loup garou ne signifie pas oublie historique. En effet, en France, nous avons eu notre affaire très mystèrieuse ou un possible loup a longtemps était soupçonné d'un tel carnage. Bien sur des questions se posent encore de nos jours.

L'histoire se passe au XVIIIème siècle, en France, dans le Sud pour être plus précise, où une mystérieuse créature ressemblant à un loup aurait tué plus d'une centaine de personnes. 

Tout commence en 1764, à l'été, à Langogne, ou une vachère affirme avoir été victime d'une attaque d'une bête. Si elle ne s'en sort qu'avec des vêtements déchirés, une jeune fille de 14 ans est découverte morte le même mois, non loin de Langogne. Elle est répertoriée comme la première victime officielle de la bête. 

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Un mois plus tard, une seconde victime du même âge est atrocement mutilée et découverte dans la vallée de l'Allier. Les victimes s'enchaînent autour de la forêt de Mercoire. Des chasses sont rapidement organisées et le gouverneur de la province doit envoyer les dragons pour tenter de résoudre l'affaire et de faire cesser les morts. 

Les dragons et leur capitaine, Duhamel arrivent le 15 septembre. Ils arment les paysans volontaires et commencent la traque. Les battues ne donnent rien et c'est début octobre que l'Aubrac devient à son tour lieu des sinistres meurtres. Une jeune fille est tuée le 7 octobre, décapitée. Il y a quatre victimes en deux jours et un jeune garçon réussit à échapper à la bête. Deux chasseurs qui étaient dans la forêt avoisinante réussissent à toucher la Bête. Elle s'enfuit dans les bois et n'est pas retrouvée. Les dragons n'arrivent dans cette région que le 2 novembre et commencent à partir en chasse le 11 du même mois. Il y a cinq nouveaux meurtres en décembre 1764.

Le 31 décembre 1764, l'évêque de Mende, comte de Gévaudan lance un appel aux prières. La bête est qualifiée dans ce discours de pénitence envoyée par le diable pour punir les hommes de leurs péchés. Cependant les massacres continuent (sept enfants en janvier) et les chasses restent infructueuses. Martin Denneval, un chasseur normand réputé est alors appelé en renfort. 

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En mars, le cas de Jeanne Jouve reste célèbre pour avoir défendu ses enfants contre la bête. Une récompense lui fut d'ailleurs offerte. A partir d'avril 1765, l'histoire, très reprise dans les journaux, se répand dans toute l'Europe. La Bête est à nouveau aperçue avant une attaque et blessée mais elle fait une victime de plus. François-Antoine, porte-arquebuse du roi est envoyé en renfort face aux échecs de Denneval. Les deux hommes ont du mal à s'entendre sur la stratégie à adopter. Le 11 août, c'est la "pucelle du Gévaudan" qui réussit à repousser grâce à sa lance une attaque de la Bête. 

En septembre est découvert un loup d'un poids de 130 livres. Elle est tuée et ramenée dans les jardins du roi. La bête du Gévaudan est officiellement morte, tuée par le porte-arquebuse du roi.

Dès décembre, de nouvelles attaques épisodiques surviennent en Auvergne. Le roi ne veut plus entendre parler de l'affaire et les journaux taisent les nouvelles attaques. Les attaques se multiplient en mars 1766 et se fixe dans la région des trois monts. 

1767 voit arriver une accalmie. C'est à Jean Chastel que l'on doit la mort de la bête et la fin des attaques. En début de cette année, celui-ci fait bénir trois balles. Excellent chasseur, il se lance dans une énième battue et c'est au détour d'un carrefour qu'il aperçoit la bête et lui tire dessus. Le cadavre est apporté dans la résidence du marquis d'Apcher. L'animal faisait plus de 50 kg. 

Les avis divergent quand à la réalité de l'auteur des meurtres. Si des pistes mènent à l'attaque d'un ou plusieurs loups, voir de loup garou ou même d'un animal exotique, il faut pas exclure la piste d'un tueur en série pour le moins sadique, en prouve la décapitation de quatorze des victimes, qui ne serait pas le fait d'un animal. Le complot est aussi parfois évoqué.