Je l'avoue d'emblée: je n'aime que très rarement les artistes chantant en français. La plupart du temps, j'ai l'impression que ça sent la naphtaline et qu'on revient au bal musette. Mais il y a des exceptions, et même de très belles exceptions. Et l'une d'entre elles est Tété. Ce chanteur fait partie de mon univers musical depuis que j'ai 15 ans. Autant dire que ça fait déjà un petit bout de temps (et pour ceux qui se demandent quel est mon âge, je vous ai donné une piste ^^).

 

tété

Tété est né en 1975 à Dakar (Sénagal). En 1977, il arrive à Bordeaux avant d'arriver dans l'Est de la France en 1980 à Saint-Diziers. Tété apprend la guitare à 16 ans, a un bac ES et quelques années d'études scientifiques au compteur, même si sa passion demeure la musique. Voilà pour la tite bio rapide. Un wikipédia ou mieux, le site officiel de Tété feront bien mieux que moi (site officiel: http://www.tete.tt/)

Pour ma part, le 1er morceau que j'ai découvert, c'était "Les envies" sur Le mouv' en 2001. Et à l'époque, c'est un choc multiple: la musique est entraînante, les paroles tombent parfaitement dans les oreilles d'une ado timide et le clip qui ne passe que très rarement sur M6 (et oui, pas d'internet et de youtube pour quasi tous en 2001) est d'un humour mordant. Le charme Tété opère. Le 1er album s'intitule L'air de rien et pourtant de nombreuses pépites y sont présentes, notamment une magnifique reprise d'Eleanor Rigby des Beatles (et j'ai beau être une inconditionelle des Beatles, la version de Tété est cent fois meilleure).

Mais l'album qui propulse Tété à une certaine forme de célébrité est "A la faveur de l'automne" en 2003 où une grande partie de la France se met à fredonner le morceau du même nom. L'automne, la mélancolie, les choses ou personnes que l'on voit partir, le tout avec la voix soul très reconnaissable du chanteur. L'album est même nommé aux Victoires de la musique 2004 dans la catégorie Albums révélation de l'année.
En 2006 et 2010 sortent 2 autres albums: Le sacre des lemmings ou autres contes de la lisière et Le premier clair de l'aube. Le style Tété est installé: les premières mesures se gravent rapidement dans la tête et l'on finit par la fredonner tout le jour, les jeux de mots et rimes montrent un travail ciselé des mots. Et dans tout cela, Le Monsieur Tété reste modeste et on est frappé par son capital sympathie et sa gentillesse que l'onretrouve dans les multiples vidéos que Tété tourne en plus de ses clips pour expliquer sa tournée, la préparation de son nouvel opus...trop bien ce chanteur. Je ferai aussi noter que même si Tété utilise la langue de Molière pour ses chansons, il parle un anglais rapide et irréprochable (ah que c'est rageant pour l'escargots de compèt' de conversation que je suis ^^). Parmi toutes les pépites de ces 2 albums, je retiens une chanson "Le premier clair de l'aube" qui m'émeut à chaque fois et me fait pleurer, allez savoir pourquoi.
Et en 2013, Tété revient avec l'album "Nu là-bas". Et à nouveau la magie opère. Je m'aperçois alors que les thèmes évoluent avec la carrière, les expériences et la vie du chanteur et je m'y retrouve car je vieillis et je m'y retrouve dans toutes ces chansons! Certaines chansons de Tété sont des souvenirs, des moments de joie partagés ou des souvenirs de coeur brisé (sic). Ici, deux chansons ont été mises en clip depuis la sortie de l'album en février: La bande son de ta vie, morceau pétillant relatant l'évolution de la vie d'une personne proche du chanteur sur un air et un clip 60's et Ritournelle qui, pour moi (et ce n'est qu'une opinion) a la puissance et l'émotion d'un A la faveur de l'automne dans ses paroles.
Bref, je pourrais vous parler longtemps de ce chanteur atypique et qui fait partie de mon paysage musical. Donc j'arrête mon blabla décousu et je vous souhaite une bonne écoute!!! (P.S: je ne confesse qu'une bêtise à son sujet: je ne suis pas encore venue le voir en concert car j'ai dû rater ses dates dans le NPdC pfff...)