Ce qui est bien là où je travaille, c'est que j'ai de nombreux férus de lecture. Cela me permet donc de prêter et de me faire prêter des livres sans dévaliser les librairies (enfin...je continue à les dévaliser mais avec modération ^^). Et une découverte super sympathique sont les différents romans de Sue Townsend concernant le personnage d'Adrian Mole. Sans entrer dans une longue biographie de l'auteur, disons que cette dame de 67 printemps est aussi connu au Royaume Uni que Marc Lévy chez nous (mais pas dans le même style).

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Sur une partie de sa carrière, Sue Townsend décide d'écrire la vie du personnage Adrian Mole de ses débuts de l'adolescence jusqu'à son statut d'homme mûr. Le 1er roman est ainsi intitulé "Journal d'Adrian Mole, 13 ans 3/4". Et rien qu'avec le titre, vous comprenez qu'avec Adrian, on tient un cas. Dans le premier roman, Adrian nous déroule son quotidien sous la forme d'un journal intime et tout y passe: ses parents totalement à côté de la plaque qui l'engueulent (il n'y a pas d'autres mots parce que ce n'est pas un rebelle créant des problèmes), Barry Kent, la terreur de son école, Pandora Braithwaite, son amour pour la vie et bien sûr la mesure de son sexe appelé "la chose". Et chaque roman fait découvrir une époque, étant donné que le 1er roman se passe en 1981.

Et ce qui est hilarant dans ces romans et dans la vie d'Adrian, c'est qu'il est toujours persuadé qu'il est un génie et qu'on ne le comprend pas. Lorsqu'il raconte le mariage de Lady Di, il trouve sympa qu'elle ait aidé un "vieux monsieur à remonter la nef"...alors que c'est le père de la mariée qui la conduit à l'autel. Lorsqu'il ne réussit pas ses études à la fac, c'est parce qu'on ne reconnaît pas son talent. Il ne comprend pas non plus qu'en 2002 Tony Blair ne répond pas à son courrier lui demandant de venir donner une conférence gratuite à Leicester...

L'avantage de cette série "Adrian Mole" est que l'écriture est crédible et qu'on évolue avec la vie agitée d'Adrian. Le personnage nous permet de connaître et de voir évoluer sa familles, ses amis, son époque. Ainsi, son premier amour est mentionné dans chacun des romans (enfin, dans les 5 que j'ai déjà lus du moins).Et Adrian, avec toutes les galères qu'il rencontre en restant toujours souriant, nous fait sourire et relativiser sur nos petits tracas quotidiens.

 

Je pourrais disserter longtemps sur le sujet mais le principal, c'est que vous vous lanciez dans la lecture des romans de Sue Townsend: c'est drôle, ça fait du bien et on finit par se prendre d'amitié pour cet homme compliqué à souhait.